Analyse des menaces

Ce qu’il ne fallait pas rater à l’édition 2020 du Forum International de la Cybersécurité.

Adrien Gendre

04 février 2020

2 min

Le FIC 2020 est une nouvelle fois l'occasion d’avoir un aperçu des innovations dans l’industrie de la cybersécurité. Cette année, le salon a innové en ajoutant une journée de plus à son agenda, augmentant ainsi le nombre d’entreprises et d’acteurs exposants.

Que fallait-il ne pas rater lors de cette édition 2020 ?

La filière cybersécurité française se structure.

C’était la grande annonce à ne pas rater !
Dans le but de pallier les cyber menaces grandissantes, l’état Français a signé un contrat stratégique de filière appelé "Industries de sécurité".

A travers ce contrat stratégique, pas moins de 4000 entreprises vont s’allier pour apporter une solution technique à de nombreux chantiers d’envergure comme par exemple : la sécurité des grands événements et des JO 2024, la cybersécurité/sécurité des environnements IOT ou encore l’identité numérique ou la lutte contre la fraude.

ANSSI : Constat de 2019 et ambitions pour 2020

Comme chaque année, l’ANSSI en la personne de Guillaume Poupard, a fait le bilan de l’année précédente et les ambitions de l’agence gouvernementale pour l’année 2020.

Augmentation des attaques de ransomware :

Guillaume Poupard a confirmé l’augmentation du volume d’attaques de ransomware sur le territoire Français.
Ce dernier évoque une augmentation “exponentielle” des attaques indirectes. Selon l’agence, 69 attaques ont été comptabilisées en 2019 avec en point d’orgue, les blocages du CHU de Rouen et du groupe M6. Les pirates ciblent prioritairement les sociétés en bonne santé financière.

Une coopération avec le système judiciaire :

Guillaume poupard a vanté les avancées de la collaboration entre le système judiciaire et l’ANSSI suite à la récente mise en place de la judiciarisation des affaires. Les entreprises spoliées ont maintenant la possibilité de porter plainte.

Création d’un campus cybersécurité à Paris :

Ce nouveau campus au cœur de la capitale, va permettre de mailler un écosystème entre chercheurs, entreprises et état. Cet espace de 10 000 m2 situé à priori dans l’ouest parisien doit ouvrir ses portes au premier semestre 2021.

Le “off” du salon.

Les acteurs de l’industrie du bug bounty étaient présents :

Les acteurs de l’industrie du bug bounty étaient cette année en force sur le salon avec la présence du numéro 1 Européen “Yes we hack” et du numéro 1 mondial “HackerOne”.

La RGPD, une problématique au cœur des sociétés :

De nombreuses startup expertes dans la détection de fuites de données étaient présentes cette année au FIC. Rappelons que selon une récente étude, un fichier sur cinq serait disponible sur internet sans aucun contrôle d’accès préalable.

Les fuites ont fait un bond de 17% en 2019 selon “l’identity research center”. De quoi donner de la matière pour les prochaines campagnes de phishing.


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La difficile problématique du recrutement :

S’il y avait un sujet récurrent au travers des différentes conférences de cette édition, c’est bien celui du recrutement dans la filière cyber ! Pour pallier le manque de candidats, les régions se structurent. De nombreuses initiatives émergent avec l’ANI21 à Toulouse ou la création du pôle cybersécurité au campus de l’espace à Vernon.

De son côté, Orange Cyberdéfense a mis en place une académie ayant pour objet de former des métiers historiques de l’opérateur vers ceux de la cybersécurité d’aujourd’hui : Malware Analyst, Opérateur de SOC…